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Mon portefeuille boursier après 4 ans

Voilà déjà 4 ans que j’ai fait mes premiers pas en bourse : c’était lors de la tempête boursière d’août 2011 où les marchés financiers broyaient du noir.

Lors de deux premières années, j’ai fait comme tout le monde : j’ai tâtonné, j’ai cherché, j’ai essayé de trouver mes marques dans ce vaste univers financier.

Puis au fil de des lectures et des formations, j’ai commencé à remettre les pièces du puzzle ensemble afin de me définir une philosophie d’investissement : l’investissement dans la valeur.

Le dernier reporting de mon portefeuille boursier remonte à bientôt 2 ans : il est grand temps de donner quelques nouvelles 🙂

  1. Quoi de neuf depuis les 2 dernières années ?
  2. Composition du portefeuille
  3. Performances du portefeuille
  4. Le mot de la fin

Quoi de neuf depuis les 2 dernières années ?

Il y a bientôt 2 ans, mon portefeuille était quasiment intégralement liquide avec un seul investissement dans l’entreprise Nokia. Quelques mois plus tard, j’ai cédé mes parts après le rachat de la division mobile par Microsoft en multipliant mon capital par 3.

A cette époque, j’ai rejoint un club d’investissement afin de passer à la vitesse supérieure : puisque j’envisageais d’investir la majorité de mon patrimoine en bourse, j’ai estimé qu’il serait intéressant de partager et de grandir aux côtés d’autres investisseurs afin de progresser plus rapidement.

Comme mon portefeuille était liquide et que je n’avais pas énormément de temps à consacrer à la recherche de bons investissements, je me suis appuyé sur les opportunités proposées par mon club d’investissement : ainsi, mon portefeuille actuel est exclusivement constitué d’idées provenant de cette source.

Afin de suivre mes progrès, j’ai décidé de calculer la performance de mon portefeuille pour les années suivantes. Cet indicateur me permettra de constater au bout d’une dizaine d’années si mes efforts sont utiles ou pas : en effet, si ma performance sur 10 ans est nettement inférieure à celle d’une simple indice boursier, alors pourquoi ne pas simplement investir dans ce dernier ? Cela me demandera moins de travail !

A noter que je ne publierai un reporting de mon portefeuille qu’une seule fois par an : en effet, je ne vois pas l’intérêt de publier mensuellement les évolutions d’un portefeuille si ce n’est pour donner une certaine légitimité à la volatilité boursière.

Composition du portefeuille

Passons maintenant à la présentation du portefeuille actuel, qui ne se compose que de 3 entreprises, représentant environ un an d’épargne investie.

Sears Holding & Seritage (compte-titres)

La première entreprise dans laquelle j’ai investie est Sears, qui est un distributeur américain en difficulté depuis plusieurs années. L’entreprise est actuellement en pleine transformation : elle ferme ses magasins non rentables, développe ses ventes en ligne et tente de monétiser au mieux son immense parc immobilier.

Courant 2015, Sears s’est séparée d’une partie de son immobilier qu’elle a vendu à Seritage : c’est une société immobilière, nouvellement créée par le management de l’entreprise, qui va se charger du redéveloppement des magasins cédés. Les actionnaires de Sears pouvaient participer à l’opération en finançant une partie de la création de la nouvelle entité : en contrepartie, ces derniers deviendraient également actionnaires de Seritage. C’est ce que j’ai fait puisque j’estimais que la valeur de Sears résidait grandement dans son immobilier alors autant le suivre là où il allait.

A noter que lorsque l’on est actionnaire d’une entreprise en difficulté, il faut parfois s’attendre à mettre la main au porte-monnaie afin de l’aider. C’est ainsi qu’en 2014, les actionnaires (dont je fais parti) ont prêté de l’argent à l’entreprise en échange d’une obligation versant un coupon à 8% par an et d’une option permettant d’acheter des actions à un prix fixé d’ici 2019.

Bien que la thèse puisse sembler enfantine, je déconseillerai cet investissement au plus grand nombre : si j’y ai investi, c’est grâce à l’analyse en profondeur proposée par mon club d’investissement. Tout seul, j’aurais sans doute passé mon chemin devant la complexité du sujet.

Société masquée #1 (PEA)

Par respect pour les membres du club, je ne dévoilerai pas la troisième entreprise dans laquelle j’ai investie puisque cette opportunité n’est pas publique actuellement (au contraire de Sears).

En deux mots, la société masquée #1 est une entreprise française évoluant dans les technologies de l’information. J’ai investi dans cette société en payant 8 fois les profits annuels alors que les flux de trésorerie libre croissent de plus de 10% par an depuis 10 ans. De plus, les intérêts du management et des actionnaires sont parfaitement alignés et le travail réalisé jusqu’à présent est remarquable.

Performances du portefeuille

Entre septembre 2014 (date à laquelle j’ai décidé de calculer ma performance globale) et octobre 2015, le portefeuille a réalisé un rendement annuel de 21%.

J’ai choisi de comparer ma performance avec un indice composé d’actions réparties dans le monde entier puisque c’est celui que j’achèterai dans le cadre d’une gestion complètement passive. Sur la même période, ce tracker a réalisé une performance annuelle d’environ 6,50%.

Performance entre 09/2014 et 10/2015

Pour l’instant, il est bien trop tôt pour en tirer une quelconque conclusion. Nous verrons d’ici une dizaine d’années 🙂

Enfin pour terminer, voici le détail de la performance par actif :

ActifPerformance depuis l’achat
Actions Sears Holding-3%
Actions Seritage+31%
Obligation Sears+11%
Actions Société masquée #1+36%

Pondération du portefeuille en octobre 2015

Allocation sectorielle

devise

Le mot de la fin

Si je ne devais retenir qu’une seule chose de ces 4 années, ce serait que l’investissement boursier requiert de la patience :

  • il faut du temps pour se former et étudier régulièrement des entreprises : quelques années ne seront pas un luxe…
  • il faut apprendre à ne pas se précipiter sur la première opportunité afin d’attendre l’immanquable
  • il faut laisser du temps aux entreprises choisies : contrairement aux cours de bourse, les entreprises évoluent lentement 🙂

Pour ma part, j’estime que l’investissement boursier est avant-tout un combat psychologique contre soi-même 🙂

A bientôt !
Phil

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6 commentaires

  1. Bonsoir,

    Je suis surpris de voir aussi peu de ligne et donc de faite une diversification extrêmement faible.
    Pourriez vous expliquer ce choix?

    Cordialement

    Christophe

    • Bonsoir Christophe,

      Actuellement, mon portefeuille représente environ 1 an d’épargne. Avec 3 entreprises investies, chacune d’elle représente 4 mois d’épargne. Je trouve que je suis déjà bien trop diversifié par rapport au capital engagé.

      Il ne faut pas oublier que je suis en phase de constitution de portefeuille : d’ici 10 ans, mon investissement représentant 4 mois d’épargne sera sans doute insignifiant par rapport à la taille totale du portefeuille.

      A terme, j’envisage une diversification sur 8-10 entreprises maximum lorsque le portefeuille atteindra une taille conséquente. Je préfère suivre de près 10 entreprises plutôt que de sur-diversifier avec 30 ou 50 « lignes ». Je ne me sens pas capable d’en suivre autant 🙂

      Cordialement,
      Phil

  2. Bonjour Phil,

    Tout d’abord laisse moi te féliciter pour la qualité rédactionnelle et
    pédagogique de tes articles qui m’apprennent beaucoup, alors que retraité depuis peu, je
    souhaite reprendre mes finances en main et notamment mieux investir en bourse.

    Quand tu parles du rendement de ton portefeuille + 21 % tu fais bien référence aux dividendes seuls, sans la plus value latente ? En effet tu utilises les termes de performance (donc dividendes + plus value) et de rendement dans ton article. Tu as une stratégie hold and buy ou bien te cales tu sur les suggestions d’achat et de vente de ton club d’investisseurs ?

    Intéressé par l’approche value, et envisageant donc l’adhésion à un club d’investisseurs, j’hésite entre l’Investisseur Français et le blog des Daubasses (109 €/an). Pourquoi as tu choisi IF, sensiblement le plus cher, alors que de mon humble point de vue, et a priori, ces deux clubs la même approche value, une expérience redoutable, pratiquent une transparence totale de leurs portefeuilles et informent en temps réel leurs abonnés de leurs ordres de bourse après étude approfondie des sociétés ?

    Merci de tes réponses et pour tout ce que tu m’as appris.

    Cordialement.

    Serge

    • Bonjour Serge,

      Quand tu parles du rendement de ton portefeuille + 21 % tu fais bien référence aux dividendes seuls, sans la plus value latente ? En effet tu utilises les termes de performance (donc dividendes + plus value) et de rendement dans ton article.

      Je parle de la performance totale incluant dividendes, coupons et surtout plus-values (réalisées et latentes). A vrai dire, étant en phase de constitution de patrimoine, je préfère que les entreprises fassent fructifier le capital à ma place plutôt qu’elles me versent un dividende (taxable immédiatement dans le cadre d’un compte-titres qui plus est).

      Tu as une stratégie hold and buy ou bien te cales tu sur les suggestions d’achat et de vente de ton club d’investisseurs ?

      Je choisis mes futurs investissements parmi les opportunités proposées par le club mais j’en réalise une analyse approfondie personnelle puisqu’il est important de bien comprendre dans quoi on embarque son capital.

      Pourquoi as tu choisi IF, sensiblement le plus cher, alors que de mon humble point de vue, et a priori, ces deux clubs la même approche value, une expérience redoutable, pratiquent une transparence totale de leurs portefeuilles et informent en temps réel leurs abonnés de leurs ordres de bourse après étude approfondie des sociétés ?

      A la base, j’avais choisi le club de l’IF puisque j’avais déjà suivi une formation financière avec eux. Ça m’avait plu donc j’ai continué.

      A noter que le value investing ne se limite pas à l’investissement « daubasses », puisque cette philosophie se base sur 3 principes simples : inefficience des marchés, différence entre cours de bourse et valeur intrinsèque de l’entreprise, et marge de sécurité. Ainsi, on peut réaliser des investissements « value » en achetant de belles entreprises matures à prix d’ami voire même des sociétés en croissance : d’ailleurs les analyses proposées par le club IF balayent tout le spectre « value ».

      Mais je lis régulièrement les articles publiques des daubasses puisqu’ils sont également très instructifs 🙂

      Merci pour ton sympathique commentaire 🙂

      Bonne soirée,
      Phil

  3. Bonsoir,

    Franchement respect car au travers de toutes les lectures que je pu faire, l’environnement boursier est déconseillé pour démarrer.

    De ce que j’ai pu retenir de ces lectures c’est 1) de ne pas se lancer avec moins de 10 K € et 2) de ne pas compter sur ça pour s’enrichir rapidement. Les riches eux se servent de ça pour que ça leur génère des revenus contrairement à ceux qui ont peu de moyens qui s’en servent justement pour devenir riche.

    De mon côté j’ai décidé de commencer avec l’immobilier mais chacun son truc :-). Mais dès que je serai millionnaire j’investirait dans la bourse c’est certain !

    Bon courage pour la suite.

    Bonne soirée.
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